Ecrire en ce printemps 2020

17 avril. Après l'installation dans ce présent envahissant, qui permit depuis le 16 mars de faire le tour de nous-même, de nos objets, nos mots, de nos petits territoires proches... les propositions du Mois 2 seront ouvertes vers 'demain'. Grâce à la fiction, la poétique, l'art documentaire et les visuels qui nourrissent déjà cet objet, chacun peut seul-ensemble se mettre au travail. Travail du récit dans ses multiples formes, car seul le récit de ce qui advient peut inscrire les humains que nous sommes dans une humanité à venir. Soucieuse de transmission. "Il est urgent d’escorter les « produits de premières nécessités », d’une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument d’une « haute nécessité ». Par cette idée de « haute nécessité », nous appelons à prendre conscience du poétique déjà en œuvre dans un mouvement qui, au-delà du pouvoir d’achat, relève d’une exigence existentielle réelle, d’un appel très profond au plus noble de la vie. Alors que mettre dans ces « produits » de haute nécessité ? Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l’ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l’étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création – créaconsommation. En valeur poétique, il n’existe ni chômage ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation, mais du possible à l’infini pour tous les talents, toutes les aspirations." Manifeste pour les « produits » de haute nécessité. Juin 2009. Patrick CHAMOISEAU, Ernest BRELEURN Serge DOMI Gérard DELVER Edouard GLISSANT Guillaume PIGEARD DE GURBERT Olivier PORTECOP Olivier PU

 

24 avril. A moins de 20 jours de la première opération de 'déconfinement' , le blog évolue et se dirige vers la sortie de cette période pour laquelle il a été initié. Une page 'textes libres' est ouverte et invite de nouveaux écrits qui souhaiteraient s'affranchir des consignes, partant promener leurs mots dans les grands champs de l'écriture.